Artiste singulière, diva fougueuse dont la gouaille et la poésie des textes ont construit son succès, Juliette joue sur tous les registres musicaux. Avec son dernier spectacle «The No Parano Show» Juliette propose, comme à son habitude, un peu plus qu’un récital de chansons. Car bien loin d’être figée derrière son pied de micro, Juliette les détaille, les défrise, les distille, comme autant de contes de la folie ordinaire... Car tout le monde a l’air un peu zinzin sur ce plateau, les musiciens plus que polyinstrumentistes semblent encore avoir du temps pour jouer la comédie ! Et entre deux chansons, Mademoiselle Juliette, bien calée dans son divan, raconte sa vie. Et quelle vie ! “Je suis un mensonge qui dit toujours la vérité” disait Cocteau. Ce pourrait être l’exergue de ce “No Parano Show”.
Frederic Recrosio, homme de mots, homme d’histoires, homme de scène, présentera en duo son récital de chansons issu du magnifique livre-album paru l'an passé « ça n'arrive qu'aux vivants ». On y découvre avec bonheur un chanteur à l'univers tendre, mélancolique, grinçant, aux textes qui lui ressemblent, parfois émouvants, souvent drôles. Pour le chanteur valaisan, l’existence est un beau fatras avec beaucoup de morceaux de destin à traverser. Et des passages obligés comme la maîtrise du nœud de chaussure, l’approximation au plumard et la peur du lendemain, auxquels s’ajoutent des événements comme l’enfance heureuse, l’adultère et la hanche en plastique. Frédéric Recrosio rit toujours, mais pas trop, parce que «la vie, c’est drôle, mais pas que».
Après avoir collaboré à de nombreux projets d’artistes (The Young Gods, Fauve et Raphelson, Heidi Happy…), le fribourgeois Frédéric Rody se lance enfin avec son projet «solo» Epheire. Solo dans la composition, mais accompagné sur scène du quatuor à cordes Barbouze de chez Fior. Au croisement de la chanson française intimiste et de la variété classe et sensible, Epheire fait figure d’artiste à part. Dans un monde emmené par la technique et ses possibilités, le pari du minimalisme est osé mais la musique d’Epheire en ressortira grandie.