Un requiem

mercredi 28.08 - cour du Château

Un Requiem parle d’une des rares choses que tous les êtres humains ont en commun : la mort. Pas de celle avec un grand M, mais celle qui marque simplement la fin de notre temps sur cette terre. La mort est apparue avec la vie. Inexorablement, c’est vers elle que nous allons tous. Nous le savons depuis le début et pourtant, c’est toujours une déchirure. Elle nous ramène à ce que nous sommes. «Un Requiem» nous rappelle cette imbrication de la vie et de la mort. Les deux nous enveloppant, nous accompagnant sur notre chemin. Le texte du Requiem, emblème musical de la mort, la musique qui est vie jusque dans les silences, les bruits, les poèmes, tout s’imbrique dans cette création. Exit les textes menaçants du Dies Irae, ne reste qu’une demande de paix, de réconfort, de sérénité.
Frédéric Rody a choisi une formule particulière pour cette oeuvre : une bande-son qu’il a réalisée en utilisant des instruments virtuels : de vieux synthés analogiques ainsi que l'émulation du piano unique de Nils Frahm « Una Corda ». Le violon et l’alto solo sont chargés de créer le lien charnel entre la bande-son et le choeur et, selon les personnes qui ont pu découvrir cette pièce lors de sa création en avril 2018 à Vuadens le résultat fonctionne jusqu’à bouleverser.
Pour les Francomanias, c’est un choeur de 24 chanteurs et chanteuses créé pour l’occasion qui prêtera ses voix à « un Requiem ». Annick Rody tiendra le violon, Laurence Crevoisier l’alto, Bertrand Siffert au son. Et tout ceci sous la direction du compositeur en personne.